De la racine à la tête, le plaisir nourrit le Ciel et la Terre

Soul’s Journey, Rassouli

De la racine à la tête, le plaisir, l’éveil de toutes nos énergies, nourrit le Ciel et la Terre.

Nos corps, comme des batteries de lumière exultent leur magnificence en honneur au Divin.

Nous sommes un tout, le corps réunifié se libère des limites, l’esprit s’affranchit des jugements.

Nous sommes conscience, vibration.

 

Le cœur se pâme, rend grâce, le corps chante et s’exprime de sa propre volonté dans la danse de l’énergie.

Il n’y a plus un corps et son environnement mais une unité lumineuse, intemporelle, un mouvement dynamique d’amour, de magie et de force vive.

Dans cette lumière audacieuse, la vision intérieure s’ouvre pour éclairer nos plus grandes qualités d’Amour, le chemin qui est le nôtre, le sens du parcours jusqu’ici accompli, sans affect et sans peur.

Nous nous rencontrons enfin, par le chemin du corps vers celui de l’âme, dans toute notre splendeur et l’offrons à la Source, aux Dieux, à la Terre et au Ciel, peu importe le nom.

Nous nous souvenons, simplement.

 

Puissions-nous tous vibrer d’Amour.

Belle journée !

Cécile

Le Coeur sait pardonner

Photo publiée par Esprit science et métaphysique

Photo publiée par Esprit science et métaphysique

Je lis un post sur facebook qui dit « Quand tu pardonnes, tu ne changes pas le passé… tu changes le futur ! ».

Cela me touche.

Mais ce qui me touche plus encore est ce que j’ai entendu maintes fois, ce que j’entends encore et ce que moi-même j’ai cru aussi et pratiqué longtemps, jusqu’ à empoisonner mon Cœur et mon Âme au point de ne plus sentir en moi qu’ombre et désolation :

« Peut-on tout pardonner ? »

« Qui suis-je si je pardonne ? Ma vie est construite sur mon histoire alors si je pardonne, toute ma vie ne s’écroule-t-elle pas ? »

« Pardonner est difficile. »

La tête ne pardonne pas. Le Coeur oui. Encore faut-il le laisser crier, pleurer, danser et chanter sa douleur pour que cette énergie se dégage, pour que le Ciel intérieur retrouve son bleu originel. Respirons, Sentons, Mettons en mouvement. Permettons-nous d’avancer.

Pardonner n’est pas oublier ce qui a été ou ce qui est, c’est une paix que l’on s’offre à soi-même, un rapport exclusif à nous-même qui ne concerne au final pas tant que ça notre histoire avec les autres.

Pardonner n’est pas quelque chose que l’on fait, c’est une permission donnée au Cœur de reprendre toute sa place au centre de notre être, de s’ouvrir comme une fleur précieuse, à la fois vulnérable et forte de cet abandon à ce qui est.

Cela ne nous rend pas mou et passif, mais nous permet de retrouver notre force pour nous dire avec intégrité, pour poser des actions justes, avec humilité, là où le besoin est maintenant. Pardonner nous permet cette force qui nous transforme et embellit le monde.

Osons crier, pleurer, danser et chanter tout ce que notre Cœur porte de Douleur, pour nous souvenir de sa Joie, de son Amour et de sa Force. Permettons-nous d’avancer.

Avec Gratitude pour les épreuves qui m’ont offert de me perdre pour me retrouver en conscience. Je réapprends à marcher, je réapprends à aimer.

Belle journée à toutes et tous !

Cécile

Temps élastique… parfois c’est court, parfois c’est looooong !

Ça faisait longtemps que je n’avais pas senti l’ennui. Deux jours que je tourne en rond comme une fauve dans sa cage !

Je dois prendre plusieurs grandes inspirations par jour pour sortir de l’apnée. Mes actions naissantes s’inhibent d’elles-mêmes, figeant mon corps et mon esprit dans l’espace intérieur et extérieur. J’arrive à m’extirper de cette glue quelques heures par jour, mais cela me coûte… Même rire me coûte !

J’ignore d’où cet état provient… Un traitement énergétique que j’ai reçu récemment ? quelque chose qui se transforme en moi ? la pleine lune ? les hormones ? la souffrance du groupe humain ou celle de la planète ? Moua ? Peu importe. L’ennui s’est pris le siège le plus confortable dans ma réalité intérieure et je sais qu’à partir de là, c’est mon acceptation ou ma résistance qui déterminera combien de temps je vais m’auto-squatter.

Incroyable comme notre perception du temps change en fonction de notre état !

Lorsque je me sens disponible, le coeur ouvert, impliquée, en conscience, la journée passe à toute vitesse ! Je me lève, je démarre ma journée, et la prochaine chose dont je me rends compte c’est que nous sommes déjà le soir. Le temps a filé. Je sens qu’il a été bien rempli, mes actions et mes interactions ont eu de la profondeur, j’en ai respiré chacun des instants. Je me sens riche de cette journée d’expérience qu’il m’a été offert de vivre.

Depuis hier par contre c’est tout le contraire ! Le temps m’insupporte. Il est mon pire ennemi, à la fois long et court.

Loooong le temps pour amorcer une action ! Je n’entends pas clairement ce dont j’ai besoin ou envie. J’ignore si j’ai faim ou si j’ai juste peur du vide, si j’ai envie d’écrire, de lire, de peindre, de marcher ou d’autre chose. Plus j’essaie de percevoir l’action juste à porter, plus je fige. Le temps s’arrête, le moment semble ne jamais vouloir prendre fin…

Et pourtant le soleil se couche et je réalise que la journée se termine sans avoir été habitée par quoi que ce soit d’autre que d’un fatras de pensées et d’émotions mélangées. Pas de coeur, pas d’âme, pas d’amour. Le temps a filé et je me porte le coup de grâce avec l’impression d’avoir “perdu une précieuse journée”… (tant qu’à manger de la m…. !)

Je repense à plusieurs âges de ma vie durant lesquels je me suis ennuyée. Plusieurs âges où je me réjouissais que la journée se termine pour aller me coucher, en finir avec cet insupportable calvaire. Lorsque j’étais dedans je souhaitais que ça se termine et pourtant lorsque je regardais en arrière j’étais effarée de voir que les mois avaient passés sans que j’en aie réalisé quoique ce soit de réellement constructif. Même lorsque je m’activais en tous sens et que je « faisais beaucoup de choses », je n’en tirais pas d’expérience car je les habitais rarement !

Parfois des amis me disent qu’ils s’ennuient. Mon état aujourd’hui m’offre l’opportunité de me souvenir des perceptions qui vont avec, de comment nous nous sentons lorsque nous sommes dedans.

Dans l’ennui, je sens mon coeur fermé, ma respiration est moins fluide, je sens une sorte d’inhibition, une frustration profonde. Mes pensées me projettent tantôt dans l’avenir, tantôt dans le passé. J’ai tendance à focaliser sur le négatif, sur ce qui me manque, sur ce que j’ai perdu ou ce que je n’aurais jamais. Je donnerais tout pour sortir de l’instant, sortir de l’état et pourtant j’y trouve un certain plaisir et je me prend au sérieux. Pitié quelqu’un ! distrayez-moi !😦

Une partie de moi a bien envie d’en rire. Il ne se passe rien de plus ou de moins que dans toutes les autres journées, c’est simplement une pollution intérieure, même pas sûre qu’elle m’appartienne totalement. En plus d’avoir notre bagage de mémoires (familiales, humaines…) et les remous de nos actions passées, nous sommes connectés à l’entièreté de l’univers. Bon nombre de facteurs qui peuvent générer toutes sortes d’états.

Le sentiment d’ennui qui dominait dans ma vie n’a pas disparu du jour au lendemain. Cela a pris du temps. Puis en apprenant progressivement à me (re)connaître, j’ai appris (et j’apprends encore) à  me (re)connecter à mes aspirations profondes. L’une après l’autre, je lève les inhibitions, j’installe dans mon quotidien l’espace  pour ce qui me touche profondément. À partir de là, plus de temps pour l’ennui ! Quand on commence à construire ses rêves, tout dans une journée devient digne d’intérêt ! Même ce qui me paraît moins agréable ne mérite plus que je m’en enfuie. Je prends conscience du précieux de chaque instant qui me rapproche chaque fois de mes talents, de ma sensibilité, du meilleur que je puisse offrir. À moi de faire preuve de créativité pour aborder au mieux les situations, de veiller à garder ma flamme bien vivante, ma joie bien vibrante, et de cultiver les qualités dont j’aurais besoin sur le sentier (car il ne manque pas d’embûches !… sinon ce ne serait pas motivant😉 )

Développer sa conscience chasse à tout jamais l’ennui. Il y a tant à connaître et nous avons tant à offrir dans cette vie !

Très belles journées à vous !

Avec Amour et Joie

Cécile